Problématique atelier 2015-2016

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PARTENARIAT REGION PROVENCE-ALPES-COTE D’AZUR – UNIVERSITES

Etude-projet du programme de travail 2015-2016 inclus

« La Ville Numérique Durable »

 

1. Contexte général du projet
Le développement du numérique est avant tout un phénomène urbain. Des métropoles aux villes moyennes, les collectivités locales se lancent dans l’innovation numérique et se revendiquent « ville numérique ». Sur le plan opérationnel, le concept de la «ville intelligente» est basé sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans une optique de développement économique durable, avec pour finalité, une meilleure qualité de vie, une gestion rationnelle des ressources naturelles, associant innovations technologiques et sociales, et le recours aux TIC pour renforcer l’efficacité de secteurs tels que les transports, l’énergie, la sécurité urbaine et l’élimination des déchets. Cependant, la ville numérique ne peut se limiter à la création d’un nouveau service dédié aux innovations technologiques, et fonctionnant indépendamment des autres. Les nouvelles technologies se révèlent être un levier complémentaire mobilisable pour chacune des problématiques urbaines. Le numérique doit ainsi être envisagé de manière transversale. Un projet de ville numérique est un projet politique à part entière qui doit accompagner le changement de société. L’enjeu de la ville du futur est de parvenir à intégrer les nouvelles technologies dans le cadre urbain, comme autant de services utiles et pensés pour le bien‐être des habitants. Sans un travail commun mené par les acteurs de la ville et ceux du numérique, la ville n’est pas, ou peu, numérique, ou bien numérique sans être durable. Au regard des actions réalisées, notamment dans la région PACA, il convient alors d’examiner si l’innovation numérique actuellement introduite dans le fonctionnement des territoires urbains par les gestionnaires publics et privés conduit à plus de durabilité, tant sur le plan environnemental que sociétal.

2. Objectifs
L’atelier a pour but de faire travailler les étudiants, par groupes, sur le thème de « la ville numérique durable » en portant une attention particulière aux questions suivantes :
– La place des technologies du numérique dans la gestion des espaces urbains, quels sont les domaines privilégiés et ceux encore peu investis par le numérique ?
– Quels retours d’expérience a‐t‐on des actions réalisées, tant en matière de gestion des villes que d’appropriation et de satisfaction des citadins ?
– Un bilan des opérations d’innovation numérique resituées dans une optique de durabilité urbaine.

– La ville numérique appréhendée comme « incubateur d’innovation ascendante ».
– Comment l’usage du numérique se diffuse‐t‐il dans la ville : le modèle dominant semble être de type Top‐Down, c’est‐à‐dire contrôlé par les collectivités locales ou les opérateurs privés et publics. Parallèlement, les initiatives Bottom‐Up se multiplient (living labs, économie collaborative, crowdsourcing…). Les deux processus sont‐ils conciliables ? Comment la collectivité locale peut‐elle ne plus être seulement prescriptrice mais devenir accompagnatrice d’expériences collaboratives émanant de la population ?

3. Problématique
Analyse de l’appropriation et des usages de l’espace public par l’information géographique volontaire.
Les thèmes étudiés concerneront :
‐ les capacités des populations à s’approprier les nouvelles technologies pour faire remonter de l’information sur la ville,
‐ l’image de la ville qui émane de ces informations,
‐ les retombées en matière de gestion de l’espace.
Applications dédiées aux espaces urbains de l’Est PACA, et plus particulièrement de la Métropole Nice Côte d’Azur.

4. Données statistiques et géographiques nécessaires à la conduite de l’action
Outre l’utilisation des bases de données géographiques, le parti retenu est de privilégier les données issues de l’information géographique volontaire, à partir des API gratuites (de Google, Twitter, Instagram, Facebook, etc.) et de travailler si possible sur d’autres types de données en possession des gestionnaires des villes de la région.